💡 Ce que personne ne te dit sur la régulation des croisières à Santorin
- Le “quota” n’est pas magique… il faut encore choisir ses heures : Même avec la limitation à 8 000 croisiéristes par jour instaurée par les autorités grecques, les bateaux débarquent leurs passagers en blocs concentrés entre 9h et 14h. Le port de Skala Fira ressemble encore à une fourmilière géante pendant ces créneaux. Le vrai secret des locaux ? Arriver à Oia avant 8h du matin ou après 16h30. À ces heures, les ruelles bleues et blanches reprennent leur âme, et tu peux photographier les dômes iconiques sans un seul selfie-stick dans le cadre.
- Le téléphérique de Fira est encore le chaos… mais il y a une alternative méconnue : La navette par câble entre le port de Skala et Fira reste saturée dès que les paquebots accostent, malgré la régulation. Ce que peu de guides te disent : les bateliers locaux proposent des barques à rames (les fameux “canots”) pour environ 5 à 10 € par personne, et le trajet en longeant la caldeira est franchement saisissant. Cherche les petits bateaux en bois amarrés à gauche de l’embarcadère principal — pas de file, pas de bousculade.
- Les villages de Pyrgos et Megalochori vivent encore en dehors du tourisme de masse : Pendant que tout le monde se concentre sur Oia et Fira, Pyrgos (le village médiéval perché au centre de l’île) reste quasi désert en journée. Les Santoriniotes y vivent vraiment : on y trouve la boulangerie Anamnesis qui sort ses koulouri chauds à 7h30 du matin, et une taverne sans nom officiel tenue par la famille Roussos où le vin local “vinsanto” maison se vend à 3 € le verre. Demande aux propriétaires de te montrer leur cave creusée dans la pierre volcanique — c’est une expérience à part entière.
- La régulation a créé un effet inattendu sur les prix : Contrairement à ce qu’on pourrait espérer, la réduction des croisiéristes n’a pas fait baisser les prix dans les boutiques et restaurants touristiques de Fira. En revanche, les hébergements en dehors du triangle Fira-Oia-Imerovigli ont légèrement corrigé à la baisse. Les hôtels de Karterados ou Vothonas (à 10 minutes en scooter de Fira, loué pour 25-30 €/jour) proposent des chambres correctes à 60-80 € la nuit en été, contre 200 € minimum sur le bord de caldeira. Et le coucher de soleil ? Identique depuis la route nationale qui surplombe tout.
❌ Les erreurs classiques des touristes à Santorin après la régulation
- Erreur 1 — Croire que “moins de croisières” = île vide : Des milliers de voyageurs arrivent à Santorin convaincus que la régulation a transformé l’île en havre de paix. En réalité, le tourisme aérien (vols directs depuis toute l’Europe) représente la majorité des visiteurs et n’est pas concerné par ces restrictions. En juillet-août, l’île accueille tout de même plus de 15 000 personnes par jour. Solution : préférer juin ou septembre, les semaines les moins chargées tombent entre le 5 et le 25 juin — les températures sont idéales (25-28°C) et les plages restent accessibles.
- Erreur 2 — Réserver un restaurant face à la caldeira pour le coucher de soleil sans anticiper : Les tables en terrasse côté caldeira à Oia (chez Lauda, Ambrosia ou Sunset Taverna) se réservent désormais 3 à 6 semaines à l’avance en été, parfois plus. Des touristes arrivent sur place et se retrouvent à manger à l’intérieur, dos à la vue, pour un repas à 80-100 € par personne. Solution : réserve dès la confirmation de ton vol, ou adopte l’astuce locale — le kastro (rempart) d’Oia offre le même panorama gratuitement, debout, avec ta bouteille de wine from the coop achetée 8 € à l’épicerie d’à côté.
- Erreur 3 — Louer une voiture sans connaître les règles de circulation du port : Depuis la mise en place de la régulation, certaines zones proches des embarcadères (notamment Athinios) sont soumises à des restrictions horaires pour les véhicules de location entre 9h et 15h. Plusieurs touristes se retrouvent avec des amendes de 150 à 300 € pour stationnement non autorisé dans des zones temporairement classées “opérations portuaires”. Solution : loue un scooter ou un quad (25-35 €/jour) plutôt qu’une voiture, et consulte les panneaux de signalisation temporaire à l’entrée d’Athinios avant de te garer.
- Erreur 4 — Vouloir voir la plage rouge ET la plage noire le même matin : La plage rouge (Kokkini Paralia) et la plage de Perissa/Perivolos semblent proches sur la carte, mais la route intérieure est sinueuse et les parkings sont devenus chaotiques depuis que les excursions de croisière ont été redirigées vers ces zones “alternatives”. Un aller-retour peut prendre 3 à 4 heures au lieu de 90 minutes estimées. Solution : choisis une seule plage par demi-journée, et opte pour le bateau-taxi depuis Fira (environ 15 € aller) qui te dépose directement à la plage rouge — bien plus rapide et beaucoup plus spectaculaire.
- Erreur 5 — Ignorer la question des pourboires depuis la régulation : Suite aux nouvelles règles, plusieurs guides locaux indépendants qui travaillaient “à la commission” avec les bateaux de croisière ont perdu une partie de leurs revenus. Aujourd’hui, certains pratiquent des tarifs majorés non affichés pour les groupes. Solution : demande toujours le prix total avant de monter dans un bateau excursion ou de suivre un guide privé. Les tarifs officiels des excursions en catamaran se situent entre 80 et 130 € par personne pour une demi-journée avec repas — tout ce qui dépasse sans justification mérite une vérification.
❤️ Notre coup de cœur local
Il y a un endroit à Santorin dont on ne parle presque jamais dans les magazines, et pourtant c’est là que j’ai vécu mon moment le plus fort sur cette île : la cave viticole Gavalas Winery à Megalochori. Fondée en 1880, c’est l’une des plus anciennes exploitations familiales de


